Pourquoi choisir un courtier en assurance à Montréal

Entrepreneur québécois en consultation avec conseiller assurance dans bureau moderne Montréal

Vous avez reçu trois soumissions d’assurance pour votre entreprise. Les montants varient du simple au double. Les exclusions occupent quatre pages en petits caractères. Et vous n’avez aucune idée de ce que signifie réellement « franchise par événement ». Bienvenue dans le quotidien des entrepreneurs montréalais qui tentent de s’assurer seuls.

Information importante

Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en assurance personnalisé. Consultez un courtier certifié par l’AMF pour toute décision d’assurance entreprise adaptée à votre situation.

L’essentiel sur le courtier en assurance en 30 secondes

  • Le courtier travaille pour vous, pas pour l’assureur — il compare plusieurs offres
  • Sa commission est incluse dans votre prime, vous ne payez pas de supplément
  • Au Québec, la certification AMF est obligatoire — vérifiable en ligne
  • Délai moyen : 10 à 15 jours entre le premier appel et la couverture active
  • Le réseau de courtage représente 55,9 % du marché québécois de l’assurance

Ce qu’un courtier fait vraiment pour votre entreprise (et ce qu’un assureur direct ne fera jamais)

Dans mon accompagnement d’entrepreneurs montréalais, je constate régulièrement que la comparaison basée uniquement sur le prix mène à des trous de couverture découverts au pire moment : lors d’un sinistre. Cette observation est spécifique à ma clientèle PME de la région métropolitaine.

Un courtier ne se contente pas de vous trouver le « meilleur prix ». Il analyse votre activité, identifie les risques que vous n’avez pas vus et négocie des conditions adaptées. Selon la différence courtier-agent selon la ChAD, le courtier sollicite des soumissions dans son réseau d’assureurs pour offrir le produit qui répond le mieux aux besoins du client.

Professionnel consultant comparatif soumissions assurance entreprise sur écran
La comparaison de plusieurs soumissions révèle des écarts significatifs sur les couvertures

La vraie valeur ? Le courtier lit les contrats à votre place. Il repère la clause qui exclut les dégâts d’eau dans votre entrepôt de Pointe-Claire. Il remarque que votre responsabilité civile professionnelle ne couvre pas les erreurs de sous-traitants. Ces détails, un assureur direct ne vous les expliquera pas spontanément.

Soyons clairs : le courtier n’est pas un philanthrope. Il touche une commission. Mais cette commission est déjà incluse dans la prime que vous payez, que vous passiez par lui ou non. La différence ? Avec lui, quelqu’un défend vos intérêts.

Quand le courtier n’est pas indispensable

Je ne recommande pas systématiquement un courtier pour tout le monde. Si vous êtes travailleur autonome sans local commercial, avec un simple besoin de responsabilité civile standard, l’assureur direct peut suffire. Même constat pour un renouvellement identique sans changement d’activité. Cette liste n’est pas complète — évaluez votre situation avec un professionnel.

Les dossiers que j’ai traités montrent une constante : les PME qui grandissent rapidement sont celles qui bénéficient le plus d’un courtier. Nouvel employé, nouveau véhicule, nouveau client majeur — chaque changement modifie votre profil de risque.

Courtier, agent ou assureur direct : le match pour votre PME

Franchement, la confusion entre ces trois options coûte cher aux entrepreneurs québécois. Les termes se ressemblent, les promesses aussi. Pourtant, leur fonctionnement est radicalement différent.

Le réseau de courtage représente un poids considérable au Québec. Selon les statistiques 2024 compilées par le Portail de l’assurance, les assureurs utilisant le réseau de courtage ont combiné 10,8 milliards de dollars de primes, soit 55,9 % du marché de l’assurance de dommages au Québec.

Le courtier : votre acheteur professionnel d’assurance

Le courtier travaille avec plusieurs assureurs. Il magasine pour vous. Son intérêt ? Vous garder comme client longtemps, pas vous vendre le produit le plus cher possible. Quand un sinistre survient, c’est lui qui négocie avec l’assureur en votre nom.

Au Québec, selon le cadre réglementaire ChAD 2025, les courtiers sont certifiés par l’Autorité des marchés financiers et encadrés par la Chambre de l’assurance de dommages. Ils ont l’obligation déontologique de donner des conseils adaptés.

L’agent exclusif : le vendeur d’une seule marque

L’agent représente un seul assureur. Point final. Il connaît parfaitement les produits de sa compagnie, mais ne peut pas vous proposer autre chose. Si votre profil ne correspond pas à son assureur, il n’a pas de solution de rechange.

Ce n’est pas nécessairement mauvais. Si vous êtes satisfait de votre assureur actuel depuis des années, l’agent peut suffire. Mais pour une première soumission ou une situation complexe, la vision est trop étroite.

L’assureur direct : le libre-service de l’assurance

L’assureur direct, c’est le modèle « faites-le vous-même ». Pas d’intermédiaire, prix parfois plus bas, mais aucun conseil personnalisé. Vous êtes seul pour comprendre les exclusions et défendre votre dossier en cas de réclamation.

L’erreur la plus fréquente que je rencontre chez les PME ? Choisir le direct pour économiser 200 $ par année, puis découvrir lors d’un sinistre que la couverture ne correspond pas du tout à l’activité réelle de l’entreprise.

Courtier, agent ou direct : lequel pour votre entreprise ?

  • Votre PME a des besoins complexes (plusieurs couvertures, employés, locaux) :

    Courtier spécialisé en assurance commerciale — vous avez besoin d’analyse et de négociation.
  • Vous êtes micro-entrepreneur avec besoins simples :

    Assureur direct acceptable — comparez au moins trois soumissions vous-même.
  • Votre secteur comporte des risques spécifiques (construction, alimentation, tech) :

    Courtier spécialisé indispensable — les assureurs généralistes refusent souvent ces profils.
  • Renouvellement satisfaisant sans changement majeur :

    Agent actuel ou direct — ne changez pas une couverture qui fonctionne.

Le récapitulatif ci-dessous compare les trois options selon cinq critères rarement détaillés ensemble. Chaque ligne présente un aspect concret qui influence votre expérience d’assuré, du premier contact jusqu’à la gestion d’un éventuel sinistre.

Courtier vs Agent vs Direct : 5 critères qui comptent
Critère Courtier Agent exclusif Assureur direct
Accès multi-assureurs Oui, plusieurs dizaines Non, un seul Non, un seul
Accompagnement sinistre Défend vos intérêts Représente l’assureur Aucun accompagnement
Négociation tarif Mise en concurrence active Limitée à un produit Prix affiché fixe
Spécialisation sectorielle Possible (experts par domaine) Selon l’assureur Produits standardisés
Coût pour le client Commission incluse dans prime Commission incluse dans prime Pas de commission

Comment travailler avec un courtier à Montréal : les étapes concrètes

J’ai accompagné Marie-Claude l’année dernière. Propriétaire d’un commerce de détail à Rosemont, elle avait été refusée par deux assureurs directs en raison de son historique. Elle ne savait pas qu’un courtier pouvait accéder à des marchés spécialisés. Résultat : couverture obtenue avec une prime compétitive, en moins de deux semaines.

Le processus avec un courtier suit généralement une séquence prévisible. Pour une PME montréalaise standard, comptez environ deux semaines entre le premier appel et la couverture active. Les délais à la MDPH ou les démarches administratives provinciales peuvent rallonger ce calendrier dans certains cas spécifiques.

Propriétaire de commerce montréalais devant établissement quartier Rosemont
Un entrepreneur bien assuré peut se concentrer sur son activité

  • Premier contact avec le courtier — discussion de vos besoins

  • Analyse des besoins complétée — documents requis transmis

  • Réception de 3 à 5 soumissions comparées avec explications

  • Choix de la couverture et signature des documents

  • Couverture en vigueur — certificat d’assurance émis

Pour trouver un courtier certifié dans la région de Montréal, plusieurs cabinets spécialisés accompagnent les PME locales. Un exemple de cabinet établi comme jgfortin.com illustre le type de service disponible pour les entrepreneurs qui cherchent un accompagnement personnalisé plutôt qu’un processus automatisé.

Sur le terrain, la réalité au Québec est que les courtiers spécialisés en assurance commerciale connaissent les particularités de chaque secteur. Un restaurateur du Plateau n’a pas les mêmes besoins qu’un consultant en informatique de Griffintown. Cette spécialisation fait toute la différence lors des réclamations.

Si vous cherchez à comprendre les différents types de protections complémentaires, les bénéfices de l’assurance affinitaire peuvent enrichir votre réflexion sur les couvertures additionnelles.

Documents à préparer avant de contacter un courtier


  • Votre police d’assurance actuelle (si existante) avec l’historique des sinistres


  • Description de votre activité : chiffre d’affaires, nombre d’employés, locaux


  • Liste de vos équipements et véhicules à assurer avec valeurs estimées


  • Vos principales préoccupations : cyberrisques, responsabilité civile, interruption d’activité

Vos questions sur les courtiers en assurance au Québec

Les objections que j’entends le plus souvent tournent autour du coût et de l’indépendance. Je ne vais pas vous mentir : ces questions sont légitimes. Le secteur compte près de 17 500 agents, courtiers et experts en sinistre certifiés selon les données 2024 de la ChAD, et tous ne se valent pas.

Questions fréquentes sur le courtage en assurance

Le courtier me coûte-t-il plus cher qu’un assureur direct ?

Non, dans la majorité des cas. La prime d’assurance comprend la commission versée au courtier, que vous passiez par lui ou non. La différence ? Le courtier peut souvent obtenir de meilleurs tarifs grâce à la mise en concurrence de plusieurs assureurs. En pratique, les PME qui passent par un courtier spécialisé constatent des économies sur la couverture globale plutôt qu’un surcoût.

Comment vérifier si un courtier est certifié au Québec ?

L’Autorité des marchés financiers maintient des registres publics d’individus et de firmes autorisés à exercer au Québec. Vous pouvez vérifier gratuitement en ligne si votre courtier détient un certificat de représentant valide. Cette vérification prend deux minutes et vous protège contre les pratiques non autorisées.

Le courtier travaille-t-il pour moi ou pour l’assureur ?

Le courtier travaille pour vous. Sa mission est de trouver la couverture adaptée à vos besoins, pas de vendre un produit spécifique. C’est la différence fondamentale avec l’agent exclusif qui représente un seul assureur. Le courtier a l’obligation déontologique de vous donner des conseils adaptés à votre situation.

Puis-je changer de courtier en cours de contrat ?

Oui, vous êtes libre de changer de courtier à tout moment. Votre contrat d’assurance n’est pas lié au courtier. Si vous n’êtes pas satisfait du service, vous pouvez mandater un autre courtier pour gérer votre dossier ou négocier votre prochain renouvellement. Prévenez simplement votre courtier actuel par écrit.

Que se passe-t-il si j’ai un sinistre avec un courtier ?

C’est là que la valeur du courtier apparaît clairement. Il vous accompagne dans la déclaration, vérifie que vous fournissez les bons documents et négocie avec l’expert de l’assureur si nécessaire. En accompagnement client, je constate souvent que les entrepreneurs qui gèrent seuls leur sinistre obtiennent des indemnisations inférieures à ceux qui sont accompagnés.

Pour les entrepreneurs qui possèdent également des véhicules d’entreprise, la question de l’assurance auto se pose souvent en parallèle. Une simulation de votre assurance auto peut compléter votre réflexion sur la couverture globale de votre activité.

Et maintenant ?

Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est ça : le courtier en assurance ne vous coûte pas plus cher, mais il travaille pour vous. Dans un marché où 55,9 % des primes passent par le réseau de courtage, cette approche a fait ses preuves auprès des entrepreneurs québécois.

Votre plan d’action immédiat


  • Vérifiez la certification AMF de tout courtier avant de lui confier votre dossier


  • Préparez vos documents (police actuelle, historique sinistres, description activité) avant le premier appel


  • Demandez au courtier combien d’assureurs il va consulter pour votre dossier — la réponse en dit long

Plutôt que de conclure, posez-vous cette question pour la suite de votre démarche : votre couverture actuelle a-t-elle été analysée par quelqu’un dont le métier est de trouver des failles dans les contrats d’assurance ?

Précisions sur le choix d’un courtier

  • Les économies mentionnées varient selon votre secteur d’activité et votre historique de sinistres
  • Les délais et processus peuvent différer selon le courtier et la complexité de vos besoins
  • Les exigences réglementaires de l’AMF évoluent régulièrement — vérifiez sur lautorite.qc.ca

Pour toute décision d’assurance entreprise, consultez un courtier certifié par l’Autorité des marchés financiers du Québec.

Élise Fournier, conseillère en assurance de dommages certifiée par l'AMF depuis 2012. Elle accompagne les entrepreneurs et PME de la région de Montréal dans leurs besoins d'assurance commerciale, avec une expertise particulière en responsabilité civile et risques opérationnels. Son approche privilégie l'analyse complète des besoins avant toute recommandation de produit.

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