Quel est le fonctionnement de l’autopartage ?

autopartage

Publié le : 03 juillet 20237 mins de lecture

Apparu dans les années 90, l’autopartage a fait de nombreux émules puisqu’il compte désormais des centaines de milliers d’utilisateurs chaque année. Ce dispositif, régit par le code des transports à l’article L.1231-14, permet à de nombreux usagers de la route d’avoir à disposition et d’utiliser comme bon leur semble un véhicule en libre service appartenant à une structure ou à un particulier. Mais quelles en sont les modalités ? Quels sont les différents types de partage de véhicule proposés sur le marché ? Et quels en sont les avantages ? Dans cet article, nous vous disons tout.

Le partage de véhicule : une pratique en vogue !

Également connu sous les termes de « voitures en libre-service », l’auto-partage consiste à mettre son véhicule personnel ou une flotte de véhicules à moteur au service de divers abonnés. Ces derniers pouvant les utiliser le temps d’une durée pré-déterminée pour réaliser tous les trajets qu’ils souhaitent.

Mais pour ce faire, l’utilisateur doit répondre à certaines conditions, à savoir : être majeur, être titulaire d’un permis de conduire et d’une carte d’identité valides au moment de la location, et disposer d’une carte de crédit.

Par ailleurs, pour pouvoir profiter d’un tel service en France, les usagers doivent généralement souscrire à un abonnement mensuel, puis s’acquitter de deux types de frais inhérents à l’utilisation du véhicule : des indemnités kilométriques qui dépendent du nombre de kilomètres réalisés ainsi que d’une somme forfaitaire correspondant à la durée d’emprunt du véhicule.

Notez que les véhicules mis à disposition des utilisateurs via les stations ou en libre service intégral sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Par ailleurs, pour préserver au maximum la liberté de chacun, les clés ne sont généralement pas remises en main propre.

Bien que sollicité par un panel de consommateurs de plus en plus vaste, l’auto-partage compte une majorité de citadins qui ne disposent pas de véhicule personnel, parce qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas en acheter un. D’autres utilisateurs du service souhaitent réaliser un geste éco-citoyen en évitant d’utiliser leur propre véhicule ou préfèrent cette solution à la prise de transport en commun.

Rien d’étonnant donc, à ce que ce concept facile à adopter par une grande partie des citoyens, ait été plébiscité à l’occasion du Grenelle de l’environnement de 2007.

Les différents types de partage de véhicule

En France, il existe différentes formules d’auto-partage :

  • Les véhicules en libre service intégral : l’autopartage en « freefloating » ou libre service intégral n’est accessible que dans quelques grandes villes actuellement. Ce concept très intéressant permet à l’utilisateur d’emprunter un véhicule sans avoir à réaliser une réservation au préalable et sans devoir se rendre dans une station spécifique pour ce faire. En effet, après avoir choisi le véhicule qui l’intéresse sur une application mobile spécifique, l’usager en prend possession librement, circule comme bon lui semble puis le restitue à n’importe quel endroit dans une zone prédéfinie sans même avoir à s’acquitter des frais de parking.
  • Le partage de véhicules en boucle via les stations : comme son nom l’indique cette forme d’auto-partage que l’on retrouve également en grande majorité dans de grandes villes, telles que Lille, Nantes, Marseille, Strasbourg, etc., fonctionne à l’aide de stations. Ces dernières ne sont pas gérées par les collectivités elles-même, mais par des sociétés privées telles qu’Autolib ou encore Communauto/Mobizen. Pour profiter de ce mode de partage de véhicule, l’utilisateur doit réaliser une réservation au préalable, puis aller récupérer la voiture choisie dans la station où elle se trouve. L’usager peut dès lors se servir du véhicule réservé comme bon lui semble, jusqu’à ce qu’il décide de le restituer dans une des stations appartenant à la boucle de location.
  • Le partage de véhicules en libre-service entre particuliers : bien qu’un peu plus contraignant que les deux autres, ce mode d’auto-partage est de plus en plus sollicité. L’utilisateur qui souhaite emprunter le véhicule d’un autre usager se voit alors remettre les clés en main propre, à l’endroit indiqué par ce dernier. Il doit, en outre, le restituer à l’endroit demandé et respecter à la lettre les modalités d’utilisation imposées par le propriétaire.

Les avantages offerts par le partage de véhicule

À l’heure ou l’écologie est de mise, l’auto-partage séduit de nombreux conducteurs soucieux de prendre soin de l’environnement. Il faut dire que ce concept permet :

  • de diminuer les émissions de CO2,
  • de réduire l’empreinte carbone des conducteurs,
  • d’éviter la fabrication de milliers de véhicules chaque année, car il faut savoir que chaque véhicule d’auto-partage remplace environ 9 voitures personnelles,
  • de décongestionner les villes en libérant des centaines de places de stationnement autrefois occupées par les véhicules de particuliers,
  • de bénéficier du label « autopartage » qui donne la possibilité aux propriétaires de voitures en libre-service, de disposer de places de parking qui leur sont réservées à un tarif très avantageux.
  • de permettre à tout-un-chacun de se déplacer librement et comme bon lui semble, même s’il ne dispose pas d’un véhicule personnel (faute de moyen ou par choix), mais aussi de pouvoir effectuer tous ses déplacements facilement, sans avoir à prendre de transport en commun ou à dépendre de quelqu’un.

Bien qu’il présente de nombreux avantages, l’auto-partage compte également quelques inconvénients pour les propriétaires. En effet, ces derniers ont moins de liberté quant à l’utilisation de leur véhicule qui peut ne pas être disponible au moment où ils en ont besoin (en cas de situation d’urgence ou d’imprévu, par exemple). Par ailleurs, le partage de véhicule engendre également certains coûts supplémentaires puisque les propriétaires doivent souscrire une assurance spécifique à ce type de service mais aussi déclarer toutes les recettes inhérentes à cette activité et payer les impôts inhérents, le cas échéant.

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